La cinquième session de l’Assemblée des partenaires de HAL s’est tenue les 12 et 13 novembre 2025 en présentiel dans les locaux de l’ENSSIB à Villeurbanne. Lieu d’échange pour les partenaires de HAL, l’événement a accueilli cette année près de 140 participant·es.
Comme chaque année depuis 2020, l’Assemblée des partenaires de HAL s’est réunie pour sa cinquième session annuelle. À l’image des éditions précédentes, celle de 2025 s’est articulée autour de deux temps forts : une première demi-journée institutionnelle consacrée au bilan et action menées en 2025 et aux perspectives pour l’année à venir, suivie d’une journée d’étude thématiques abordant les enjeux actuels de l’évaluation de la recherche.
Ce billet propose une synthèse de la journée institutionnelle qui a rassemblé les équipes du CCSD ainsi que les membres de l’Assemblée. L’occasion de dresser un panorama des avancées de HAL et des projets structurants passés, en cours et à venir.Les présentations sont disponibles en téléchargement sur le programme Sciencesconf de l’Assemblée des partenaires 2025.

HAL en 2025 : consolidation et rayonnement
Nathalie Fargier, directrice du CCSD a ouvert la journée en présentant les trois grandes orientations stratégiques de HAL :
- le renforcement de son rôle structurant dans l’écosystème de la Science ouverte
- le développement des usages de la plateforme par l’accompagnement
- l’innovation, et la garantie de sa pérennité technique et financière
Avec plus de 1,5 million de documents en texte intégral, 154 portails institutionnels et plus de 100 000 utilisateurs actifs, HAL s’affirme comme l’une des plus grandes archives ouvertes au monde avec une visibilité internationale croissante.
L’année 2025 a également été marquée par l’obtention de la certification Core Trust Seal, attestant de la fiabilité et de la qualité de la gestion des données de HAL. Cette reconnaissance a permis d’engager plusieurs chantiers structurants, notamment sur les licences et les conventions de partenariats.
Enfin l’insertion de HAL dans les réseaux internationaux (COAR, SCOSS, OpenAir, EOSC…) consolide son rôle dans la définition des standards et la défense d’un modèle d’archive fondé sur l’interopérabilité et renforce son positionnement à l’échelle nationale et internationale.
Innovations fonctionnelles et bilan du projet HALiance
Yannick Barborini, responsable conception et développements HAL, a par la suite présenté les avancées du projet HALiance, projet financé par l’ANR jusqu’en 2027, qui vise à moderniser le socle technique de HAL et à enrichir l’expérience utilisateur.
L’année 2025 a été marquée par la migration de l’application vers le framework Symfony, améliorant sa performance et son accessibilité. Une innovation importante concerne la création de relations entre publications et données de la recherche. plus de 11 000 nouvelles relations ont été établies avec des jeux de données et logiciels, harmonisées selon le schéma DataCite et diffusées vers les entrepôts partenaires via le protocole COAR Notify.
Enfin, le renseignement de conditions de réutilisations deviendra obligatoire pour tout dépôt en texte intégral à partir de janvier 2026. Cette condition répond à un enjeu majeur puisque plus de 75% des fichiers n’en disposaient pas en début d’année.
Session services aux chercheurs et institutions
Cette journée s’est poursuivie par une session proposant trois retours d’expériences d’utilisateurs partageant leur appropriation des services de HAL selon différents contextes institutionnels.
Retour d’expérience à l’échelle d’une unité de recherche
Françoise Acquier (documentaliste, UGA) et Nicolas Tixier (architecte, enseignant-chercheur à l’UGA et ambassadeur HAL), du laboratoire CRESSON (UGA), ont présenté leur stratégie de Science ouverte articulée autour de HAL. Leur démarche repose sur trois axes : un accompagnement quotidien des chercheurs au dépôt et à la curation des données, l’adoption d’un règlement intérieur rendant obligatoire le dépôt dans HAL, et l’intégration de la Science ouverte au cœur des pratiques de recherche via des plateformes complémentaires (Nakala, Canal U, Hypothèses).
HAL constitue au CRESSON l’armature de l’identité numérique des chercheurs et assure la mémoire vivante des productions scientifiques, y compris de manière rétrospective pour ce laboratoire de près de 50 ans d’existence.
Prise en charge de la validation technique par l’Université de Toulon
Yannick Mosset (bibliothécaire et responsable du pôle documentation électronique & appui à la recherche à l’Université de Toulon) a présenté le retour d’expérience de l’Université de Toulon, qui a pris en charge la validation technique de son portail HAL depuis 2024. Cette démarche, portée par le Service Commun de Documentation (2 agents dédiés), visait à structurer l’offre de services aux chercheurs et à accélérer le traitement des dépôts. À ce jour, le bilan fait état d’une charge de travail soutenable et d’une validation plus rapide.
Hélène Bégnis (responsable du pôle accompagnement, formation et animation des communautés d’utilisateurs de HAL) a complété cette présentation en détaillant l’accompagnement proposé par le CCSD aux établissements souhaitant franchir ce cap, dont un rendez-vous de cadrage d’une heure pour clarifier les enjeux, présenter les indicateurs de volumétrie et identifier les freins éventuels à la prise en charge.
Retour d’expérience à l’échelle d’une communauté de recherche
Guillaume Routier (maître de conférences des universités en sociologie à l’UFR STAPS de l’UCBL, chercheur au L-VIS et ambassadeur HAL) a présenté la collection communautaire HAL STAPS, soutenu par La Conférence De Directeurs et Directrices en STAPS. Dans un champ scientifique jeune, pluridisciplinaire et très éclaté entre de nombreuses UFR et laboratoires, cette initiative vise à renforcer la visibilité, la cohérence et la légitimité académique des productions STAPS.
En s’appuyant sur les laboratoires, le projet cherche à fédérer l’ensemble de la communauté autour d’une stratégie commune de dépôt et de valorisation. Déjà, 32 des 35 laboratoires STAPS sont présents sur HAL, avec l’ambition de faire de la discipline l’une des toutes premières entièrement représentées sur la plateforme.
Actions du CCSD et perspectives pour les portails HAL
La première journée de l’Assemblée s’est clôturée par une intervention d’Hélène Bégnis sur l’avancement des travaux autour de la validation technique. Avec 44 établissements impliqués, le CCSD poursuit deux chantiers majeurs : la refonte de l’offre de formation à ce sujet et la création d’un arbre de décision destiné à harmoniser les pratiques de validation. L’arrivée récente d’un chargé d’animation spécifique à la communauté des valideurs permettra de structurer un réseau de pratique répondant aux besoins exprimés sur le terrain.
Laurent Courtaud, responsable de l’équipe Partenariats et Industries au CNRS, a pris la suite en présentant la révision de la convention portails HAL pour la période 2026-2029, qui vise à clarifier les rôles et engagements des parties, notamment en matière de formation, de responsabilités des établissements dans l’activité de validation des dépôts et de RGPD.
Cette Assemblée des partenaires a illustré la vitalité des projets en cours et la dynamique collective qui continue de structurer l’écosystème de HAL et de la science ouverte. Elle confirme l’importance d’un dialogue régulier entre communautés, établissements et CCSD pour accompagner les pratiques et anticiper les évolutions à venir.