Le 3rd Global Summit Diamond Open Access

Du 2 au 6 février 2026, l’Inde a accueilli le 3rd Global Summit Diamond Open Access, un événement international consacré à l’édition scientifique en accès ouvert diamant. Organisé à Bangalore, ce troisième sommet a réuni entre 150 et 200 participantes et participants venus de tous les continents.
Le thème de cette édition, Collaboration for Equitable Digital Infrastructures and Knowledge Commons in Agriculture and Broader Scientific Research Systems, mettait l’accent sur la construction d’infrastructures numériques partagées et sur le développement de communs de la connaissance, en particulier dans les domaines de l’agriculture et des systèmes scientifiques élargis. Plus d’informations sont disponibles sur le site officiel de l’événement : https://www.diamondoasummit.org/
Pour la troisième fois, la plateforme Episciences participait au sommet. Cette année, Raphaël Tournoy, responsable de la plateforme Episciences, et Delphine Crubellier, chargée de promotion internationale, représentaient la plateforme ainsi que le CCSD.
Au cours de la semaine, Raphaël Tournoy est intervenu lors d’un workshop “Repositories & Preprints as Diamond OA” pour présenter le modèle de publication diamant porté par Episciences. Ce modèle repose sur un fonctionnement « overlay », s’appuyant sur des preprints déposés dans des archives ouvertes et évalués par les comités éditoriaux des revues hébergées sur la plateforme. Un poster présentant Episciences a également été exposé par Delphine Crubellier, offrant l’occasion d’échanger avec différents acteurs de la science ouverte sur la nécessité de collaborer avec des chercheurs et chercheuses engagées pour augmenter la visibilité des revues, leur découvrabilité et leur capacité à attirer des publications de qualité.

L’un des enjeux du sommet portait sur la diversité linguistique dans l’édition scientifique. Comment le modèle diamant peut-il contribuer à valoriser des productions scientifiques dans des langues différentes ? Des groupes de travail thématiques ont été organisés, dont un consacré à la francophonie, réunissant des représentants québécois, belges et français.

Une partie du groupe de travail consacré à la francophonie : Johan Rooryck, Marin Dacos, Zoé Ancion, Laurence El-Khouri, Raphaël Tournoy et Delphine Crubellier.
Le choix d’organiser le sommet dans différents pays vient d’une volonté forte : comprendre les contextes locaux dans lesquels se développent les initiatives d’accès ouvert et de permettre aux communautés scientifiques de différentes régions du monde de participer. Se déplacer permet de mieux appréhender les réalités, les contraintes et les priorités propres à chaque région du monde. Si les valeurs portées par la publication scientifique en accès diamant sont largement partagées entre les participants, les solutions mises en œuvre diffèrent selon les contextes. Ces rencontres internationales sont donc essentielles pour croiser les perspectives et mutualiser les expériences.
Rencontre avec C.S. Aravinda, directeur d’une revue mathématique
Le déplacement en Inde a également été l’occasion de rencontrer C.S. Aravinda, directeur de la revue mathématique Hardy-Ramanujan Journal (HRJ) hébergée sur Episciences. Fondée en 1978, la revue a rejoint la plateforme en 2014 et est la plus ancienne revue hébergée par la plateforme (depuis 2014).
Cette rencontre a permis de renforcer les liens avec cette revue déjà attentive aux évolutions de la science ouverte. Les échanges ont porté à la fois sur les perspectives de développement de la revue et sur le contexte plus large de la recherche en Inde et à l’international.
Raphaël Tournoy et Delphine Crubellier ont pu présenter les futures évolutions des interfaces du site de la revue sur la plateforme Episciences, ouvrant la discussion sur les besoins des équipes éditoriales et sur les attentes des communautés scientifiques.
Au-delà des aspects techniques, cette rencontre a permis d’entretenir le lien direct avec cette revue afin de mieux comprendre les contextes institutionnels et scientifiques, et consolider le réseau des revues d’Episciences.