Le 15 septembre dernier, le CCSD a organisé un webinaire consacré à la validation technique (ou modération), une étape essentielle dans le circuit de diffusion des dépôts dans HAL. Cette rencontre a réuni de nombreux établissements engagés dans la démarche, avec un objectif clair : accélérer la transition vers une validation technique partagée et homogène à l’échelle nationale.
Face aux évolutions de l’écosystème de la publication scientifique et aux attentes croissantes en matière de qualité des dépôts, le CCSD poursuit un projet ambitieux : étendre le réseau des établissements valideurs. Après avoir accueilli 16 nouveaux établissements en 2024-2025, il souhaite poursuivre cette dynamique et présenter cette initiative.
L’objectif du webinaire était de présenter le projet de déploiement national et de proposer un bilan d’étape. Il s’agissait également d’expliquer cette activité, ses enjeux et l’offre de service du CCSD.
Il était animé par Hélène Bégnis, Pascal Lubino et Sébastien Mazzarese.
Un contexte favorable à la science ouverte
Porté notamment pas les différents plans nationaux pour la science ouverte (PNSO), le mouvement vers la diffusion libre des publications scientifiques continue de s’intensifier. De plus en plus d’universités, de grandes écoles et d’organismes de recherche consacrent des ressources spécifiques à la voie verte.
Dans ce contexte, le CCSD accompagne depuis plusieurs années les établissements dans la mise en place de circuits de validation technique efficaces et conformes.
Concrètement, qu’est-ce que la validation technique ?
La validation technique, que les utilisateurs connaissent mieux sous le terme « modération », n’est ni une évaluation scientifique, ni une curation des métadonnées. Elle consiste à vérifier la conformité technique et juridique des fichiers déposés avant leur mise en ligne : cohérence entre métadonnées et contenu, lisibilité du document, respect du cadre légal et des politiques éditeurs, éligibilité du type de document…
Le valideur peut échanger avec le déposant, demander des corrections, refuser un dépôt non éligible (motif communiqué) ou transformer un dépôt avec fichier en notice (ex. fichier non éligible) pour maintenir le signalement dans HAL.
Le tout dans un objectif simple : garantir la qualité et la libre accessibilité des publications de recherche.
Former, harmoniser, animer
Le projet de déploiement national s’articule autour de quatre grands axes :
- Former et accompagner
L’offre de formation a déjà évolué en 2025 avec des sessions organisées en présentiel qui permettent de former en moyenne une dizaine de valideurs par séance, et continuera de s’étoffer. Des modules d’auto-formation sont en cours de conception avec une perspective de mise à disposition début 2026. Des tutoriels, recommandations, exercices et cas pratiques seront proposés pour renforcer l’autonomie des équipes.
- Elaborer des recommandations communes
Des consignes et bonnes pratiques sont en cours de rédaction afin de garantir une validation homogène d’un établissement à l’autre, fondée sur des situations types rencontrées au quotidien.
- Sensibiliser les établissements
Des rendez-vous individuels et des ateliers de retours d’expérience ont eu lieu au long des années 2024-2025. Ces événements ont pu servir aux établissements à partager des pratiques et cas concrets, clarifier le périmètre de validation ou encore diffuser des repères communs
- Structurer un réseau national des valideurs techniques
Le CCSD travaille à la structuration d’un réseau national des valideurs techniques qui aura pour objectif de favoriser le partage d’expérience, la mutualisation et la cohérence des processus.
Des bénéfices concrets pour les établissements
Devenir établissement valideur renforce l’autonomie et la réactivité en maîtrisant la mise en ligne, tout en garantissant qualité et conformité grâce au contrôle en amont et à la montée en compétence des équipes. Prendre en charge la validation permet également de contribuer aux évolutions de HAL et d’offrir un accompagnement ciblé aux chercheurs et chercheuses (sensibilisation, conseils, formations).
Et maintenant ?
Avec une quarantaine d’établissements déjà impliqués et une montée en puissance prévue entre fin 2025 et début 2026, la validation technique devient un pilier stratégique du service rendu aux communautés scientifiques. Le CCSD poursuivra, aux côtés de ses partenaires, ses actions de formation, d’harmonisation et d’animation pour faire de cette étape une composante fluide, partagée et pleinement maîtrisée du dépôt dans HAL.