Le dernier numéro d’Arabesque, la revue de l’ABES, consacre un dossier à la politique nationale de l’IST (Information Scientifique et Technique) et notamment aux acteurs inscrits dans la feuille de route des infrastructures de recherche du Ministère. Au sommaire, entre autres, Persée et OpenEdition. Le CCSD y a également participé avec un article sur HAL dont voici les premières lignes.

Depuis maintenant seize ans, HAL (« hyper articles en ligne ») propose à la communauté scientifique un outil pour l’archivage et la diffusion en libre accès des résultats de la recherche. Début 2017, plus de 422 000 documents étaient disponibles en texte intégral : documents déjà publiés (articles de revue, ouvrages ou chapitres) ou non (preprint, working papers, rapports), communications et posters présentés à de congrès ou travaux universitaires (thèses et habilitations à diriger des recherches). Toutes les disciplines sont représentées : 380 champs disciplinaires, répartis en treize grands domaines scientifiques. L’objectif de transversalité conduit à archiver non seulement des données textuelles, mais aussi des images et des enregistrements vidéo et audio produits et utilisés dans le cadre de recherches. HAL est à la fois un entrepôt unique et une application, une plateforme mutualisée pour les archives institutionnelles, les archives ouvertes thématiques (HAL-SHS) et les thèses électroniques (TEL). Cet ensemble participe à constituer un historique patrimonial de l’enseignement supérieur et la recherche.

Les principes fondateurs de HAL sont conformes aux standards d’une archive ouverte : architecture OAI-PMH (Open Archive Initiative Protocol for Metadata Harvesting) qui garantit l’interopérabilité des données, la stabilité des identifiants et la pérennité des documents (assurée par le partenariat avec le CINES). Interconnecté avec les grandes archives internationales thématiques comme arXiv, PubMed ou encore RePec. HAL offre un service apprécié des chercheurs : un dépôt effectué ici est automatiquement reversé dans ces outils de référence. Bien évidemment, HAL et ses portails répondent aux critères d’OpenAIRE et participent ainsi à la visibilité et l’accessibilité de la recherche française.

 Tout au long de la carrière du chercheur, des résultats référencés

HAL est alimentée pour une grande partie par les auteurs des publications eux-mêmes. Leurs motivations sont diverses : volonté de diffuser largement leurs recherches, pratique bien ancrée dans leur discipline, incitation de leur organisme… Les fonctionnalités au service de leur présence numérique constituent aussi des incitations au dépôt : identifiant auteur (IdHAL) qu’ils créent eux-mêmes et qu’ils peuvent lier avec d’autres identifiants (IdRef, ORCID), leurs blogs et leurs profils sur les réseaux sociaux ; CV doté d’une URL pérenne, avec un affichage dynamique des publications déposées. De plus, ils y trouvent une base de données unique, dans laquelle ils peuvent référencer leurs productions tout au long de leur carrière, et qui leur est accessible quelles que soient leurs affectations. Mais de plus en plus souvent, les unités de recherche, les établissements et les institutions organisent aussi des dépôts ; des professionnels IST se consacrent aux saisies ou imports, à la formation au dépôt, etc. L’objectif est non seulement d’avoir une vision précise de la recherche produite, mais aussi de la valoriser.

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