nepHAL+ et Édisciences : deux nouveaux projets pour Episciences

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Écrit par Agnès Magron

Pour ce premier billet de 2024, le CCSD est heureux d’annoncer qu’il est lauréat du troisième appel à projets du Fonds national pour la science ouverte (FNSO) avec deux projets centrés sur Episciences : Édisciences et nepHAL+. Les objectifs sont de répondre aux besoins des revues pour l’éditorialisation des textes et de proposer une solution innovante pour la soumission et l’évaluation par les pairs.

Le Comité pour la science ouverte a publié fin novembre la liste des 19 projets sélectionnés à l’issue du troisième appel à projets du FNSO. Les deux projets présentés par le CCSD pour le développement de la plateforme Episciences ont été retenus : il s’agit d’Édisciences et de nepHAL+. On vous les présente en quelques lignes.

Renforcer le service éditorial avec Édisciences

Afin de répondre au mieux aux besoins des revues, Episciences vise à élargir son offre de services actuelle à un service éditorial complet, couvrant toutes les étapes de la préparation de copie (relectures, mise aux normes, corrections ortho-typographiques) à la mise en page. Le projet Édisciences s’inscrit dans une optique de mutualisation des outils et des flux éditoriaux : il s’agit, d’une part, de constituer un pool de prestataires agréés et de créer des maquettes génériques au format LaTeX, qui seront, d’autre part, compatibles avec la chaîne d’édition structurée Métopes. L’objectif est d’adapter ces maquettes aux particularités propres aux revues, tout en les rassemblant sous l’identité de marque Episciences. Les maquettes intégreront l’ensemble des métadonnées indispensables à une indexation de qualité des articles dans les bases de référence et seront alignées sur les standards permettant l’accessibilité pour les personnes empêchées de lire.

Trois revues de différentes disciplines sont parties prenantes d’Édisciences : Recherches en didactique des mathématiques, Les Cahiers scientifiques du transport et Journal of Theoretical, Computational and Applied Mechanics (JTCAM).

La durée du projet est de 12 mois. Le service développé sera proposé par la suite à l’ensemble des revues de la plateforme.

Innover avec nepHAL+ 

Le projet nepHAL+, quant à lui, est programmé sur une durée de 3 ans et a pour partenaires DARIAH, Inria et Software Heritage. Son objectif est de créer une solution performante dédiée à l’évaluation par les pairs de preprints, jeux de données et logiciels, qu’ils soient en relation ou non, et de gérer leurs métadonnées spécifiques.

Il s’agit de développer un module autonome de soumission et d’évaluation  qui permettra l’examen par les pairs non seulement des preprints, mais également des jeux de données et des logiciels de la recherche disponibles dans des entrepôts dédiés, enrichissant ainsi l’offre éditoriale d’Episciences. Il inclura également un workflow pour la publication des rapports de relecture ouverts (open peer review) en lien avec les documents évalués.

Le projet nepHAL+ s’appuiera sur une modularisation et une mise à jour du code d’Episciences : le module développé remplacera les fonctionnalités actuelles de soumission et d’évaluation de la plateforme.  Il sera également utilisé par HAL pour le signalement des relectures de preprints et par Sciencesconf pour l’évaluation des communications.

Enfin, le module développé sera disponible en tant que logiciel libre et  pourra être réutilisé par d’autres acteurs de l’édition scientifique. Il offrira une solution concrète et pratique pour favoriser la reproductibilité de la démarche scientifique, la transparence et le continuum entre publications, données et logiciels.

Le projet est adossé à l’infrastructure de recherche HAL+ qui repose sur la complémentarité des trois plateformes du CCSD.

En étant soutenus par le FNSO, les projets Édisciences et nepHAL+ démontrent qu’ils répondent aux ambitions du Plan national pour la science ouverte. Ils s’inscrivent aussi pleinement dans celles d’Episciences qui, depuis plus de dix ans maintenant, soutient la bibliodiversité et accompagne les mutations de la publication scientifique.

Toute l’équipe du CCSD vous souhaite une bonne année 2024 !

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