L’actualité de ce début juillet est riche pour la science ouverte en France et place les services du CCSD au-devant de la scène.

Mme Frédérique Vidal, Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation est intervenue au congrès annuel de la Ligue des Bibliothèques Européennes de Recherche (LIBER) pour dévoiler le Plan National pour la Science Ouverte. Son discours est disponible sur le site du Ministère et on peut y lire que Faire le choix de la science ouverte, c’est autoriser notre production scientifique à trouver son lectorat, le lectorat large et universel qu’elle mérite. Elle y présente HAL comme un atout unique et rappelle notamment les dernières réalisations pour simplifier le dépôt.

Le plan national pour la science ouverte met en place les conditions du développement d’une science ouverte en France. Il est composé de trois axes, qui inscrivent la recherche française au cœur du mouvement mondial d’ouverture des données et de transparence de l’action publique. Il s’agit de contribuer au partenariat pour un gouvernement ouvert (OGP), coalition internationale qui porte les principes de transparence, de participation citoyenne et d’innovation démocratique.
Le premier axe s’attache à généraliser l’ouverture des publications avec 3 mesures : rendre obligatoire la publication en accès ouvert des articles et livres issus de recherches financées par appel d’offres sur fonds publics, créer un fonds pour la science ouverte et, enfin, soutenir l’archive ouverte nationale HAL et simplifier le dépôt par les chercheurs qui publient en accès ouvert sur d’autres plateformes dans le monde.

Le deuxième axe vise à structurer et ouvrir les données de la recherche et se décline en 3 mesures là aussi : rendre obligatoire la diffusion ouverte des données de recherche issues de programmes financés par appels à projets sur fonds publics, créer la fonction d’administrateur des données et le réseau associé au sein des établissements, et promouvoir l’adoption d’une politique de données ouvertes associées aux articles publiés par les chercheurs. Cet axe mentionne spécifiquement le soutien à Software Heritage auquel HAL est associé pour le dépôt des logiciels.

Enfin, le dernier axe consiste à inscrire la France dans une dynamique durable, européenne et internationale : les mesures visent à développer les compétences avec notamment la création d’un label « Science ouverte » pour les écoles doctorales ; elles engagent les opérateurs de la recherche à se doter d’une politique de Science Ouverte ; ces mesures visent aussi à contribuer à la structuration européenne au sein du European Open Science Cloud et par la participation à GO FAIR.
Le Comité pour la Science Ouverte, prévu dans ce dernier axe, est d’ailleurs  en voie de constitution suite à l’appel à manifestation d’intérêt. On relève aussi la mention d’une adhésion au niveau national à ORCID, système d’identification unique des chercheurs, ainsi qu’un soutien aux moteurs de recherche scanR et Isidore afin de développer leur notoriété ainsi que leur usage.

La CURIF qui regroupe 18 universités de recherche intensive a publié, quant à elle, ses propositions pour la Science Ouverte avec 3 objectifs principaux : l’ouverture des publications, celle des données de la recherche et le développement de la formation et des compétences pour la Science Ouverte.
Les archives ouvertes comme HAL, sont clairement énoncées comme un mode d’ouverture des publications au même titre que le développement d’éditions alternatives ouvertes, dont Episciences est un des exemples innovants.
Pour mettre en œuvre ses 3 objectifs, la CURIF s’engage dans 4 actions : constitution d’un fonds à hauteur de 800 000 euros pour financer des projets, mise en œuvre d’un politique incitative de dépôt des publications dans une archive ouverte, mise en place d’un référent dans chacun des établissements pour définir et mettre en œuvre un plan de gestion des données et, enfin, organisation de formations sur la Science Ouverte à tous les niveaux.

La politique française s’engage pour que la science ouverte devienne la pratique quotidienne par défaut des chercheurs et c’est une bonne nouvelle.

Bon été à tous.